Fédération des Oeuvres Laïques de Vendée Aucune image

Laïcité

De la moralisation de la vie publique

Une convention de partenariat a été signée, jeudi 14 septembre 2017, par le Président du Conseil départemental de Vendée, Yves AUVINET, et par le Directeur de l’enseignement catholique, Christophe GEFFARD. [1]

Soyons clairs. Si l’on admet que toute religion n’engage et ne doit engager que ses croyants, n’est-il pas illégal et inique de détourner les deniers publics de notre République laïque au profit d’intérêts privés ?

L’offensive cléricale et le reniement de la République
Selon le directeur diocésain, cette convention contribuera, entre les deux réseaux scolaires existants, à « une liberté de choix des familles dans l’équité ».
D’après le dictionnaire, « est équitable ce qui ne lèse personne ». Or, le Diocèse de Vendée prêche et agit pour que les Vendéens deviennent « […] d’ardents missionnaires de la Nouvelle Evangélisation. »[2] Loin de promouvoir des connaissances et des principes universels, loin de rechercher une morale commune, l’école catholique enseigne sa croyance et ses dogmes.
Ainsi, sont lésés et blessés tous ceux qui n’adhèrent pas au « caractère propre » catholique, tous les fidèles au service public, laïque, de la République, et en droit d’exiger, – c’est le cas à Talmont-Saint-Hilaire – de nouveaux collèges en Vendée.

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Communiqué de presse

Communiqué de presse

Réaction du Carrefour d’action laïque de Vendée sur la carte scolaire au Pays des Achards

Dans l’édition d’Ouest-France du mardi 1er août, les initiatives de la Communauté de Communes des Achards appellent le Carrefour d’action laïque  à réagir.

Il est obligatoire que le service public de l’éducation nationale soit préservé et amélioré en milieu rural ; la carte scolaire doit rester compétence communale.

Le droit de l’enfant doit être respecté ; les familles doivent bénéficier d’un service public de proximité.

À défaut d’école publique dans une commune (par exemple Martinet), le Maire ne peut s’opposer à toute demande de compensations financières envoyées par la commune d’accueil en respect de la loi républicaine. Le Préfet peut exiger, à l’inscription au budget de la CCPA, que la contribution soit basée sur le coût moyen d’un élève de l’école publique en Vendée. À ce sujet, on s’étonne des différences d’une commune à une autre.

Une imposture réside dans l’argument fallacieux du « caractère propre » entretenu par les tenants de l’école privée et les élus qui les soutiennent – imposture selon laquelle, au nom de l’égalité de traitement de tous les enfants, un subventionnement public s’impose, alors qu’ils s’exonèrent dans le même temps des règles communes du service public.

Le Carrefour d’action laïque demeure vigilant sur l’évolution de ce dossier.

Printemps de la laïcité 2017

Message prononcé par Jean-Pierre Majzer au nom de la Fédération

Message de la Fédération des Œuvres Laïques de Vendée et de son président Dominique MONNERY

Un des slogans de la Ligue de l’Enseignement est : FAIRE SOCIÉTÉ, UN AVENIR PAR L’ÉDUCATION POPULAIRE

Cette éducation devient populaire si les moyens mis en œuvre [permettent à chaque citoyen] d’agir, de s’exprimer, de former sa conscience politique, de s’émanciper des mécanismes de domination, de manipulation, d’exercer son « libre arbitre » face aux mensonges érigés en réalités dans un monde où la fiction a tendance à être reconnue comme une vérité avant même d’avoir été vérifiée.


[…] Le sociologue Michel WIEVIORKA parle d’un nouveau phénomène appelé parfois « la post-vérité » et il précise qu’il vaudrait mieux dire « le mensonge érigé en réalité ».
[Voici trois exemples de] contre-vérités bien ancrées dans les esprits de certains d’entre nous :
[D’abord, en partant du principe "ils sont tous pourris" et en affirmant] que c’est vrai, on voit aujourd’hui des citoyens accepter sans broncher les mensonges, les tricheries, la malhonnêteté de ceux qui prétendent vouloir les diriger et aller même jusqu’à voter pour eux pour nous représenter dans les plus hautes instances de notre démocratie. Le recours à la raison, au respect de la parole donnée, seraient-ils inopérants, voire contre-productifs ? L’appel aux valeurs de la République pèserait-il si peu dans les consciences ?

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Lettre ouverte aux citoyens de Vendée

 « Demande d’école publique » 

Lettre ouverte aux citoyens de Vendée

Nous connaissons les difficultés auxquelles se heurtent des familles qui osent demander une scolarisation à l’école publique dans leur commune. Plus de soixante d’entre elles en sont d’ailleurs dépourvues.

Depuis bientôt deux ans, le Carrefour d’action laïque travaille pour l’enseignement public : lettre au Ministère, au Préfet, à la Directrice départementale de l’Éducation Nationale, aux candidats à la députation et, tout récemment, aux nouveaux députés.

Une situation nouvelle est créée à partir de l’audience accordée, le 15 mai, à la Préfecture de la Vendée. Un espoir est né à travers les réponses de quelques candidats, dont deux d’entre eux font partie des élus.

C’est pourquoi, sans tarder, dans chaque commune, les parents sont-ils invités à recenser les « possibilités d’inscription » dans le public, et à prendre contact avec le Carrefour d’action laïque qui pourra les accompagner dans leur démarche.

Durant l’été, une délégation composée de représentants des familles et du Carrefour d’action laïque sollicitera une deuxième audience à la Préfecture. Celle-ci aura pour but de demander l’ouverture d’un registre d’inscription officiel et confidentiel à l’abri de toute pression locale. Tout en préservant l’anonymat des demandeurs, ce registre attestera de la réalité du besoin communal.

Ainsi, éclatera en plein jour, l’impérieuse nécessité de rattraper le retard de la Vendée, et d’ouvrir des écoles publiques partout où elles sont légitimement demandées.

Pour le Carrefour d’action laïque :

Jean-Pierre MAJZER, Dominique MONNERY. 

Les participants de Vendée sont : la ligue de l’enseignement fédération des œuvres laïques de Vendée, les DDEN, les Familles Laïques, la FCPE, les Francas, la FSU, la Section LDH de La Roche sur Yon, l’association PEPAM (Pour une École Publique À Maché), le SGEN-CFDT, et des élus. 

Qui pratique le « communautarisme » ?

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié, le 13 octobre dernier, un document intitulé « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » en invitant les lecteurs à « échanger à partir du texte ».

Ce texte, passé inaperçu pour beaucoup, mérite pourtant réflexion.

La place de la  raison

Dans ce document, on peut lire : « La famille en tant que premier lieu d’éducation a vocation à ne pas enfermer l’enfant et à lui donner les premiers éléments de son entrée dans une communauté humaine toujours plus vaste que son milieu d’origine. Cette œuvre éducative n’est pas achevée par la famille : elle se poursuit jusqu’à l’âge adulte grâce à l’école  […].

Soit ! Mais de quelle école parle-t-on ? Faut-il, pour « ouvrir les jeunes à l’universel » et à la vie publique, les instruire séparément dans des écoles privées ? Faut-il, dès le plus jeune âge, les couper de leurs semblables moins fréquentables ? De quels milieux faut-il les protéger ? Statistiquement, ces écoles payantes à "caractère propre" regroupent, majoritairement, les enfants des familles les plus aisées, croyantes ou non. Une forme inavouée de "protection sociale" qui prouve que le « bon grain » ne se mélange pas.

 « La révélation chrétienne », est-il écrit, « […] depuis les origines fait alliance avec la raison […]. Voilà une "révélation" ! La raison a dû manquer lors de l’invention de l’hérésie, de l’Inquisition, des bûchers, des guerres de religion. Les « lumières de la foi » n’ont guère éclairé le siècle des Lumières. Persécutés, les encyclopédistes comme Condorcet eurent du mal à « rendre la raison populaire ». Qu’on le veuille ou non,« le phénomène de la sécularisation » des siècles suivants est un progrès dû à l’émancipation laïque.

Tandis que, de nos jours, des croyances aveugles et folles, meurtrières et suicidaires, se multiplient, ne serait-il pas "raisonnable", et salutaire, de promouvoir une « instruction publique » ? Elle seule a pour mission d’instruire (étymologiquement "de mettre en ordre"), d’apprendre à distinguer foi et raison, croyance et connaissance, d’apprendre à apprendre – et parfois à se déprendre. Chaque enfant a droit à la diversité, au partage de ce qui est partageable dans cette petite « société humaine » où l’on raisonne ensemble pour, en s’estimant, tenter de construire l’universel.

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